Cetteliste rassemble des films ayant pour thĂšme la PremiĂšre Guerre mondiale ou des Ă©vĂ©nements contemporains Ă  ce conflit.. AnnĂ©es 1910. 1915 : L'union sacrĂ©e (Louis Feuillade); Nurse and Martyr (Percy Moran); Le NoĂ«l du poilu (Louis Feuillade); Une page de gloire (LĂ©once Perret); The Man Who Stayed at Home (Cecil M. Hepworth); Le Sous Laissezvous guider dans ce classement des plus beaux films sur la PremiĂšre Guerre Mondiale, la Grande Guerre narrĂ©e par le 7Ăšme Art ! Ci-dessous une liste de films pour enrichir votre culture sur la Lepodcast Ă  Ă©couter se trouve ici: La der des der, Ă©pisode 2/5, Histoire vivante/RTS. La PremiĂšre Guerre mondiale, CollĂšge Montesquieu Evry Armes, Propagande, gĂ©nocide armĂ©nien, CollĂšge Montesquieu Evry. Sur la violence, CollĂšge Montesquieu Evry. L’Histoire par l’Image propose un hors-sĂ©rie sur la PremiĂšre Guerre mondiale.PrĂšs de cent Lesfilms sur la PremiĂšre Guerre Mondiale. AnnĂ©e de centenaire du dĂ©but du premier grand conflit planĂ©taire du XXe siĂšcle, voici une liste avec description des films rĂ©alisĂ©s sur cette Ă©poque. Liste de 78 films. crĂ©ee il y a presque 8 ans · modifiĂ©e il y a presque 8 ans. Tri par dĂ©faut. Croissant. 1 2 3. Une page de gloire (1915) 1 h. Sortie : 1915 (France). Une ouverture sur un rĂ©el bien souvent falsifiĂ© comme le fut la premiĂšre guerre visitĂ©e par le cinĂ©ma, le conflit amĂ©ricano-espagnol en 1898. Les conflits qui suivirent cette guerre furent tous filmĂ©s. Tout au moins les marges des conflits puisqu'il n'Ă©tait pas possible d'intervenir directement sur les champs de bataille. Reconstitutions et images rĂ©elles La1ere guerre mondiale - 2-2 Film Documentaire. Alan Solo Documentaires guerres mondiales. 13:38. Documentaire sur la 1ere Guerre Mondiale 3Ăšme partie. dm_5197b691ea123. 19:33. Documentaire sur la 1ere Guerre Mondiale 2Ăšme partie. dm_5197b691ea123 . 55:07. La Grande Histoire de la Seconde Guerre Mondiale - MakingOf du film "LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE - UN FILM HISTORIQUE" RĂ©alisĂ© par RaphaĂ«l Charpenet et Maxime Dahlem. Produit par Villion M. et Martin V. DÉROULE LA DESCRIPTION Abonne-toi Ă  la chaĂźne pour plus de vidĂ©o. ihZTwXv. La sĂ©lection des dix films “Comme les rescapĂ©s de la Shoah, certain poilus ont pu soutenir que jamais on ne pourrait raconter ce qu’ils avaient vĂ©cu. Il est vrai que les mots, les chiffres et les descriptions peinent parfois Ă  rendre compte du ressenti des individus
 mais ce n’est pas le cas pour le cinĂ©ma qui suscite Ă©motions et sentiments bien plus facilement qu’un rĂ©cit historique. La dimension tragique de la guerre est Ă©videmment une source d’inspiration de premier ordre pour le 7e art qui aborde le premier conflit mondial sous des angles diffĂ©rents, de comique burlesque façon Charlie Chaplin jusqu’à la profession de foi pacifiste de Joyeux NoĂ«l en passant par la fresque Ă©pique de Lawrence d’Arabie.” Source La PremiĂšre Guerre mondiale pour les Nuls, Jean-Yves le Naour. Éditions First, 2008. Pour en savoir plus consulter le site de l’historien Jean-Yves Le Naour, spĂ©cialiste de la PremiĂšre Guerre mondiale et de Histoire du XXe siĂšcle. La liste des dix films lire les descriptions dans le chapitre 27 1° Charlot soldat, Charlie Chaplin, 1918. 2° J’accuse, Abel Gance, 1919. 3° La Grande Illusion, Jean Renoir, 1937. 4° Les Sentiers de la gloire, Stanley Kubrick, 1957. 5° Lawrence d’Arabie, David Lean, 1962. 6° Johnny s’en va-t-en guerre, Dalton Trumbo, 1971. 7° La Vie et rien d’autre, Bertrand Tavernier, 1989. 8° La Chambre des officiers, François Dupeyron, 2001. 9° Un long dimanche de fiançailles, Jean-Pierre Jeunet, 2004. 10° Joyeux NoĂ«l, Christian Carion, 2005. RĂ©fĂ©rences de dossiers pĂ©dagogiques sur les films 1° Charlot soldat, Charlie Chaplin, 1918. Dossier pĂ©dagogique conçu par Yves Legay pour le 19e festival du film d’histoire 1914-1919 la Guerre et la Paix, Ă  Pessac du 11 au 17 novembre 2008. 2° J’accuse, Abel Gance, 1919. RĂ©sumĂ© du film un rĂ©quisitoire contre la guerre L’histoire tourne autour de trois personnages centraux Jean, François et son Ă©pouse Édith, mariĂ©e par contrainte. Jean et Édith tombent amoureux pendant la guerre. Mais elle est emmenĂ©e, avec les autres femmes du village, par les Allemands qui les violent. Elle rentre chez elle. François est mort Ă  la guerre et Jean est devenu fou il a des visions il voit des soldats et des cadavres qui reviennent Ă  la vie. Il finit par mourir. Pour lire la suite du dossier Pour dĂ©couvrir l’Ɠuvre du rĂ©alisateur 3° La Grande Illusion, Jean Renoir, 1937. RĂ©sumĂ© du film PremiĂšre Guerre mondiale. L’avion du capitaine de Boeldieu et du mĂ©canicien MarĂ©chal est abattu lors d’une opĂ©ration de reconnaissance. Les deux soldats français sont faits prisonniers par le commandant von Rauffenstein, un Allemand raffinĂ© et respectueux qui les accueille Ă  sa table. Conduits dans un camp de prisonniers, ils aident leurs compagnons de chambrĂ©e Ă  creuser un tunnel secret. Mais Ă  la veille de leur Ă©vasion, les dĂ©tenus sont transfĂ©rĂ©s. MarĂ©chal et de Boeldieu sont finalement emmenĂ©s dans une forteresse de haute sĂ©curitĂ© dirigĂ©e par von Rauffenstein. Celui-ci traite les prisonniers avec courtoisie, se liant mĂȘme d’amitiĂ© avec de Boeldieu. Mais les officiers français prĂ©parent une nouvelle Ă©vasion
 Source Site de la Mission du Centenaire, publiĂ© le 11 septembre 2013. Pour lire la suite Proposition d’exploitation pĂ©dagogique du film 4° Les Sentiers de la gloire, Stanley Kubrick, 1957. RĂ©sumĂ© du film Lors de la guerre de 1914-1918, tandis que le conflit s’est enlisĂ© depuis longtemps dans la guerre de tranchĂ©es, l’état-major français dĂ©cide une offensive quasiment impossible sur la colline aux fourmis ». RepoussĂ© par le feu ennemi, le 701e rĂ©giment, commandĂ© par le colonel Dax, doit se replier. Le gĂ©nĂ©ral Mireau, chef de l’offensive, demande alors de traduire en conseil de guerre le rĂ©giment pour lĂąchetĂ© ». MalgrĂ© l’opposition de Dax, trois hommes tirĂ©s au sort seront condamnĂ©s Ă  mort et exĂ©cutĂ©s. Dax avait entre-temps soumis au gĂ©nĂ©ral Broulard, chef de l’état major, les preuves que le gĂ©nĂ©ral Mireau avait fait tirer sur sa propre armĂ©e pendant l’attaque. Broulard rĂ©voque celui-ci et propose son poste Ă  Dax en croyant que celui-ci avait agi par simple ambition. Dax refuse. Pour en savoir plus KAGAN Norman, Le CinĂ©ma de Stanley Kubrick, L’Âge d’homme, 1979. CIMENT Michel, Stanley Kubrick, Calmann-LĂ©vy, 2001. Sur le site CinĂ©Hig, un long texte suggĂšre une utilisation du film de Kubrick dans le cadre du cours d’histoire. Un bref rappel des films qui ont pour cadre la guerre de 1914-1918. Source CNDP, Les dossiers de TĂ©lĂ©doc. 5° Lawrence d’Arabie, David Lean, 1962. En 1916, pendant la PremiĂšre Guerre mondiale, les Turcs persĂ©cutent les tribus arabes, soutenues par l’armĂ©e anglaise. Lawrence, un simple lieutenant, est envoyĂ© en reconnaissance en Arabie. Peu Ă  peu, il lĂšve une armĂ©e et multiplie les victoires. Mais son rĂȘve d’une nation arabe indĂ©pendante finit par inquiĂ©ter l’état-major britannique
 Sous les traits de Peter O’Toole, Lawrence d’Arabie est aussi mystĂ©rieux qu’une lĂ©gende ancienne. HĂ©ros insolite, il incarne le rĂȘve panarabe, toujours caressĂ©, sans cesse compromis. Comment ce soldat anglais peu gradĂ© a-t-il pu acquĂ©rir une telle lĂ©gitimitĂ©, dans une sociĂ©tĂ© qui n’était pas la sienne ? Comment a-t-il pu mettre en Ă©chec la redoutable armĂ©e turque, Ă  la tĂȘte d’une poignĂ©e de BĂ©douins ? David Lean ne rĂ©pond pas Ă  ces questions. Il procĂšde Ă  une soigneuse reconstitution historique, et lui insuffle une dimension Ă©perdument Ă©pique, incomparable. ContĂ©e comme une chanson de geste, l’aventure de Lawrence d’Arabie est une Ă©popĂ©e amĂšre, qui se termine par le renoncement et le dĂ©goĂ»t. Le film est avant tout un univers. Celui du dĂ©sert, immense, hostile. Et fascinant. Source CĂ©cile Mury, TĂ©lĂ©rama. En savoir plus 6° Johnny s’en va-t-en guerre, Dalton Trumbo, 1971. Dans le cadre de son cycle de films autour du centenaire de la Guerre de 14-18 ARTE diffuse ce soir Ă  22h30 24 fĂ©vrier 2014 un long mĂ©trage exceptionnel Ă  plus d’un titre Johnny s’en va-t-en guerre Johnny Got his Gun, 1971. Le premier jour de la PremiĂšre Guerre mondiale, un jeune engagĂ© volontaire amĂ©ricain est griĂšvement blessĂ© par un obus. AmputĂ© des quatre membres, dĂ©figurĂ©, aveugle, sourd et muet, il est cruellement maintenu en vie par les mĂ©decins. Il ne lui reste plus que son cerveau pour se souvenir et rĂȘver. Johnny s’en va-t-en guerre est l’unique film rĂ©alisĂ© par le scĂ©nariste Dalton Trumbo, cĂ©lĂšbre pour avoir Ă©tĂ© un des dix d’Hollywood », victime du maccarthysme qui fut contraint aprĂšs un sĂ©jour en prison de travailler plus de dix ans sous pseudonyme Ă  Hollywood avant de pouvoir retrouver son vrai nom au gĂ©nĂ©rique d’un film pour Exodus d’Otto Preminger et Spartacus de Stanley Kubrick. En adaptant son propre roman Ă©crit en 1939 Ă  l’écran, Trumbo signe un pamphlet antimilitariste et pacifiste – mais aussi un plaidoyer pour la mort assistĂ©e – rendu bouleversant par le sort atroce de son personnage principal, que le spectateur accompagne dans son calvaire grĂące Ă  une voix-off. La mise en scĂšne de Trumbo fait alterner le noir et blanc et de la couleur et organise les multiples souvenirs et voyages mentaux de son protagoniste, dont une rencontre avec le Christ, interprĂ©tĂ© par Donald Sutherland. Luis Buñuel, grand admirateur du film Ă  l’instar de Jean Renoir, fut Ă©galement tentĂ© d’adapter le roman avant que Trumbo ne le mette lui-mĂȘme en scĂšne. Johnny s’en va-t-en guerre, sĂ©lectionnĂ© de justesse au Festival de Cannes en 1971, y obtenait le Grand prix spĂ©cial du jury et le Prix de la Critique Internationale. Le rĂ©quisitoire de Trumbo contre l’absurditĂ© de toutes les guerres trouvait un Ă©cho retentissant auprĂšs des opposants Ă  l’intervention amĂ©ricaine au ViĂȘt Nam. A noter du 26 mars au 5 mai la CinĂ©mathĂšque française proposera un cycle d’une soixantaine de titres autour du Centenaire de la PremiĂšre Guerre mondiale, avec bien sĂ»r les films proposĂ©s sur ARTE et bien d’autres chefs-d’Ɠuvre et classiques de l’histoire du cinĂ©ma Ă©voquant directement La Grande Parade, Les Ailes, Pour l’exemple, Les Hommes contre, 
 ou indirectement La Chambre verte ce conflit, avec une approche patriotique, belliciste ou au contraire pacifiste selon les pays ou les Ă©poques. Plus une table ronde sur le sujet. Source site d’Arte. 7° La Vie et rien d’autre, Bertrand Tavernier, 1989. RĂ©sumĂ© du film AprĂšs la guerre, le commandant Dellaphane jouĂ© par Philippe Noiret a pour mission de recenser les soldats disparus. Son travail est colossal et long car le nombre de soldats Ă  identifier est Ă©norme. Au fur et Ă  mesure, le commandant dĂ©sobĂ©it Ă  sa hiĂ©rarchie qui lui demande de trouver rapidement le corps d’un soldat inconnu afin de le dĂ©poser sous l’Arc de Triomphe et de cesser ainsi la recherche des soldats car son travail est jugĂ© trop coĂ»teux. PremiĂšre ressource La collection Pour mĂ©moire » a Ă©tĂ© conçue pour accompagner les enseignants et leurs Ă©lĂšves Ă  l’occasion des commĂ©morations, anniversaires et rendez-vous qui jalonnent l’annĂ©e scolaire. Les dossiers pĂ©dagogiques proposĂ©s font un point historiographique et scientifique sur un thĂšme donnĂ©, et mettent Ă  la disposition des professeurs des documents variĂ©s, souvent inĂ©dits, accompagnĂ©s d’un commentaire pĂ©dagogique argumentĂ©. Seconde ressource Mag film* propose un dossier pĂ©dagogique sur le film * Une collection du CNDP avec des dossiers extraits de la collection TĂ©lĂ©doc et de nouveaux dossiers pĂ©dagogiques sur des films et des thĂšmes destinĂ©s Ă  accompagner les enseignants de toutes les disciplines dans l’utilisation du cinĂ©ma en classe. TroisiĂšme ressource Le regard de Jean-François Jagielski sur le site du CRID 14-18 8° La Chambre des officiers, François Dupeyron, 2001. RĂ©sumĂ© du film En 1914, sur un quai de gare, les soldats partent en fanfare sur le front. Parmi eux, Adrien, un jeune officier. Quelques jours plus tard, il tombe sur le champ de bataille, blessĂ© par un obus. Un long trajet cahoteux le conduit en camion Ă  l’hĂŽpital du Val-de-GrĂące, oĂč on le place dans la chambre des officiers». GriĂšvement blessĂ© au visage, Adrien rĂ©alise, lorsqu’il reprend connaissance, qu’il n’a plus ni dents ni palais. BientĂŽt, d’autres officiers arrivent, blessĂ©s eux aussi au visage. SoignĂ©s par un chirurgien dĂ©vouĂ© avec l’aide d’une infirmiĂšre pleine d’abnĂ©gation, AnaĂŻs, tous doivent surmonter l’horreur que leur inspire un visage en lequel ils ne se reconnaissent pas, et rĂ©apprendre Ă  vivre
 Source TĂ©lĂ©rama. PremiĂšre ressource Le regard de BenoĂźt Coliou sur le site du CRID 14-18. 9° Un long dimanche de fiançailles, Jean-Pierre Jeunet, 2004. RĂ©sumĂ© du film En 1919, Mathilde, une jeune handicapĂ©e, tente de retrouver son fiancĂ©, Manech, disparu lors de la guerre qui vient de s’achever. AccusĂ© de mutilation volontaire, Manech avait Ă©tĂ© abandonnĂ©, avec quatre autres soldats, en plein no man’s land. Tous les tĂ©moignages concordent les cinq condamnĂ©s Ă  mort ont bien Ă©tĂ© tuĂ©s dans la journĂ©e qui a suivi. Mais Mathilde s’obstine. Elle est persuadĂ©e que Manech est encore en vie et explore toutes les pistes disponibles. Elle engage un dĂ©tective privĂ© du nom de Pire, qu’elle charge de retrouver tous les vĂ©tĂ©rans qui ont croisĂ© la route du disparu. L’un d’eux, CĂ©lestin Poux, pourrait dĂ©tenir des informations sur Manech
 Source TĂ©lĂ©rama. Ressource Le dossier du site EducinĂ© * * Site qui s’adresse aux enseignants, Ă©tudiants, lycĂ©ens, Ă  tous ceux qui souhaitent voir s’affirmer et se dĂ©velopper, Ă  tous les niveaux du systĂšme Ă©ducatif, la place du cinĂ©ma en tant qu’art, objet d’analyse et ouverture culturelle. 10° Joyeux NoĂ«l, Christian Carion, 2005. RĂ©sumĂ© du film 1914, la dĂ©claration de guerre jette des millions d’hommes dans la bataille. Nikolaus Sprink, un cĂ©lĂšbre tĂ©nor de l’OpĂ©ra de Berlin, est mobilisĂ© du cĂŽtĂ© allemand. Il laisse derriĂšre lui sa maĂźtresse, la soprano danoise Anna Sörensen. En Ecosse, Jonathan et son frĂšre William quittent leur village natal en compagnie du prĂȘtre anglican de leur paroisse. Enfin, du cĂŽtĂ© français, le lieutenant Audebert, dont la femme est enceinte, est dĂ©signĂ© pour rejoindre les tranchĂ©es. Le soir de NoĂ«l, Anna obtient du Kronprinz l’autorisation de rejoindre Nikolaus pour chanter avec lui devant les officiels. Le rĂ©cital achevĂ©, Nikolaus dĂ©cide de retourner dans les tranchĂ©es, Ă©gayer la nuit de ses camarades de combat. A la faveur des chants de NoĂ«l, les belligĂ©rants fraternisent. Une trĂȘve de NoĂ«l est dĂ©cidĂ©e
 Source TĂ©lĂ©rama. PremiĂšre ressource Le regard d’AndrĂ© Loez sur le site du CRID 14-18 Seconde ressource Un exemple d’exploitation pĂ©dagogique en classe de TroisiĂšme ou PremiĂšre dans l’acadĂ©mie de Poitiers. TroisiĂšme ressource Notes de projection de Gilles Sabatier, professeur d’histoire-gĂ©ographie de l’acadĂ©mie de Lyon. QuatriĂšme ressource Une vidĂ©o sur le site de l’INA Reportage sur le film “Joyeux NoĂ«l” basĂ© sur l’histoire de cette fraternisation entre soldats français et allemands lors du premier NoĂ«l de la guerre de 14-18. Les interviews du rĂ©alisateur Christian CARION, de Dany BOON et de l’historien Marc FERRO alternent avec des archives de la PremiĂšre Guerre mondiale et des extraits de “Joyeux NoĂ«l”. Date 05 nov. 2005 – DurĂ©e 03min 04s. CinĂ©ma Les enfants du paradis » de Chartres avec l’affiche du film 1917. Nous sommes allĂ©s voir un film sur la premiĂšre guerre mondiale avec notre classe le mardi 21 janvier 2020. Ce film s’appelle 1917 et se dĂ©roule dans les tranchĂ©es. C’est l’histoire de deux jeunes soldats britanniques, Schofield et Blake. Ils ont pour mission de porter un message qui pourrait empĂȘcher une attaque dĂ©vastatrice et la mort de centaines de soldats, dont le frĂšre de Blake. Ils se lancent alors dans une vĂ©ritable course contre la montre, derriĂšre les lignes ennemies. Je vous conseille vraiment d’aller voir ce film qui est trop bien rĂ©alisĂ© car il y a un vrai suspense. On a l’impression de vivre la mission Ă  cĂŽtĂ© des deux personnages dans les tranchĂ©es et sur le front. Par contre, il y a des passages assez tristes et parfois mĂȘme un peu choquants comme les scĂšnes oĂč l’on voit des soldats et des animaux morts sur le champ de bataille. ThĂ©o Il y a 100 ans cette annĂ©e, le monde a subit une escalade de violence sans prĂ©cĂ©dent. Comme nous n’avons plus les poilus pour nous tĂ©moigner et raconter l’enfer de cette guerre 14/18, il nous reste le cinĂ©ma. Comme le devoir de mĂ©moire ne s’impose pas seulement le 11 novembre, j’ai dĂ©cidĂ© de vous faire dĂ©couvrir 3 films sur la premiĂšre guerre mondiale. Il s’agit de trois classiques reconnus pour leurs qualitĂ©s artistique. Les sentiers de la gloire En 1916, la guerre s’est enlisĂ©e dans les tranchĂ©es. le gĂ©nĂ©ral Broulard commandant de la dĂ©cision, fait miroiter un avancement et incite le gĂ©nĂ©ral de brigade Mireau Ă  lacer un de ses rĂ©giments Ă  l’assaut d’une trĂšs solide position allemande, et ce sans renforts ni prĂ©paratifs. Le rĂ©giment, emmenĂ© par le colonel Dax, est repoussĂ© par feu et ennemi avec de lourdes pertes. RĂ©alisateur Stanley KUBRICK, 1957 Les croix de bois Les croix de bois raconte le quotidien des soldats de l’armĂ©e française pendant la premiĂšre guerre mondiale. Le narrateur et auteur s’inspirant desa propre expĂ©rience tĂ©moigne des diffĂ©rents Ă©pisodes de son parcours. Il s’agit alors des quelques jours passĂ©s Ă  l’arriĂšre, de la fille rencontrĂ©e, les missions pĂ©rilleuses, les conditions dans les tranchĂ©es, la mort ou le retour des camarades. Ce film Ă©tait souvent diffusĂ© Ă  la tĂ©lĂ© les soirs de 11 septembre, il y a encore quelques annĂ©es de cela. je n’ai pas trouvĂ© de liens rediffusant le film complet. Si vous lavez, ça m’intĂ©resse, je le mettrai Ă  jour dans l’article RĂ©alisateur Raymond BERNARD, 1932 La grande illusion Ce film de Jean Renoir sur la guerre est considĂ©rĂ© comme un chef d’Ɠuvre mondial. Pendant la premiĂšre guerre mondiale, l’avion du lieutenant MarĂ©chal et du capitaine BoĂ«ldieust abattu par le commandant von Rauffentein Les deux officiers sont envoyĂ©s dans un camp en Allemagne. LĂ , ils retrouvent de nombreux prisonniers français, britanniques et russes, de tous grades et issus de diffĂ©rents milieux sociaux. Ensemble, les prisonniers organisent diffĂ©rentes activitĂ©s et partagent leurs maigres ressources et vivent au rythme des nouvelles de l’armĂ©e française
 RĂ©alisateur Jean RENOIR, 1937 Programmes scolaires français Histoire, Arts - 3e, 1re ‱ Équivalence canadienne Secondaire, 2e cycleIntroductionLa PremiĂšre Guerre mondiale modifie profondĂ©ment le regard que portent les artistes sur la guerre, ces derniers dĂ©laissant petit Ă  petit une forme d’exaltation pour une dĂ©nonciation de la violence et de la barbarie. Longtemps, en effet, l’art a cĂ©lĂ©brĂ© le courage, le patriotisme et le sacrifice de soi, au travers de hĂ©ros illustres – comme ceux de l’Iliade – et la guerre a inspirĂ© les artistes de tout temps, Ă  travers toutes les pĂ©riodes. Cette inspiration est aussi due au fait que les Ɠuvres qui traitent de la guerre Ă©taient souvent des commandes, afin de valoriser un gouvernement ou un homme. Par ailleurs, avant que n’apparaisse la conscription, en 1914 – et Ă  de rares exceptions –, les artistes contemporains des guerres qu’ils reprĂ©sentaient n’y participaient pas eux-mĂȘmes. Pour cette guerre-ci, les artistes – Ă©crivains, peintres, sculpteurs, musiciens – sont massivement mobilisĂ©s, voire s’engagent volontairement, portĂ©s par l’élan patriotique. Aussi peuvent-ils raconter, peindre, dessiner ce qu’ils vivent et ce qu’ils voient, laissant Ă  la postĂ©ritĂ©, Ă  travers des Ɠuvres aux formes souvent nouvelles, d’authentiques tĂ©moignages. Ce dossier propose quelques exemples d’Ɠuvres que la guerre a inspirĂ©es Ă  des artistes qui ont participĂ© au combat, et d’autres dont les auteurs ont saisi ce thĂšme bien des annĂ©es plus tard. Chacun, Ă  sa maniĂšre, tente de reprĂ©senter l’indicible brutalitĂ© des combats, la douleur des femmes et des enfants livrĂ©s Ă  eux-mĂȘmes, la peur face Ă  la mort mais aussi, parfois, une certaine fascination face Ă  cette guerre moderne et et rĂ©cits autobiographiquesParmi les nombreux Ă©crivains engagĂ©s dans la guerre, on peut citer les Français Guillaume Apollinaire, Alain-Fournier, Blaise Cendrars, Joseph Kessel, Henri Barbusse, Louis-Ferdinand CĂ©line, Jean Giraudoux, Raymond DorgelĂšs, Charles PĂ©guy, Jean Giono, Roger Vercel, Louis Aragon, Romain Rolland, l’AmĂ©ricain Ernest Hemingway, qui fut ambulancier en Italie, les Allemands Ernst JĂŒnger et Erich Maria Remarque, les Anglais Harry Fellows et J. R. R. Tolkien, qui ont participĂ© Ă  la bataille de la Somme, le Belge Émile Verhaeren ou encore l’Autrichien Stephen Zweig qui, jugĂ© inapte au combat, fut enrĂŽlĂ© dans les services de propagande. Beaucoup furent blessĂ©s ; Cendrars fut amputĂ© d’un bras. D’autres y perdirent la vie comme Alain-Fournier, Charles PĂ©guy ou encore Apollinaire, dĂ©cĂ©dĂ© en 1918 de la grippe espagnole aprĂšs avoir Ă©tĂ© blessĂ© en 1915 au front. Pour ces hommes, il est nĂ©cessaire de tĂ©moigner de l’horreur de la guerre. Ceux qui se sont engagĂ©s par exaltation patriotique expriment leur dĂ©sillusion face Ă  l’absurditĂ© et Ă  la cruautĂ© des combats. Ceux qui cherchent Ă  publier leur tĂ©moignage durant la guerre, pour leur part, sont confrontĂ©s Ă  une censure qui ne souhaite pas voir se rĂ©pandre un esprit pacifiste et antimilitariste. Certains auteurs CĂ©line, Remarque, Giono, Hemingway attendront plusieurs annĂ©es aprĂšs la guerre, et la menace d’un nouveau conflit, pour publier des romans largement inspirĂ©s de leur expĂ©rience. Les Ă©crits postĂ©rieurs Ă  la guerre rencontrent pourtant moins de succĂšs. Les Croix de bois de Raymond DorgelĂšs, par exemple, manque le prix Goncourt de peu, au profit de Proust À l’ombre des jeunes filles en fleurs. Le public est en effet Ă  ce moment lassĂ© des rĂ©cits du conflit ; par ailleurs, les mouvements dadaĂŻste et surrĂ©aliste contribuent Ă©galement Ă  dĂ©valoriser ces tĂ©moignages pendant l’ cĂŽtĂ©s des hommes de lettres, de nombreux autres combattants ont aussi tĂ©moignĂ© par Ă©crit de leur expĂ©rience, du simple soldat aux plus hauts chefs de guerre tels que Philippe PĂ©tain ou Erich von Falkenhayn. Aux cĂŽtĂ©s des hommes de lettres, de nombreux autres combattants ont aussi tĂ©moignĂ© par Ă©crit de leur expĂ©rience, du simple soldat aux plus hauts chefs de guerre tels que Philippe PĂ©tain ou Erich von Falkenhayn. Henri Barbusse, Le Feu, Journal d’une escouade, 1916EngagĂ© volontaire en 1914, Ă  41 ans, Henri Barbusse raconte son expĂ©rience personnelle du front et des tranchĂ©es de dĂ©cembre 1914 Ă  1916. Ce rĂ©cit est paru sous forme de feuilleton dans le quotidien L’ƒuvre Ă  partir du 3 aoĂ»t 1916, puis intĂ©gralement Ă  la fin de novembre 1916, aux Ă©ditions Flammarion. Il reçoit le prix Goncourt la mĂȘme annĂ©e. Un passage de ce rĂ©cit inspirera en 1934 au peintre allemand Otto Dix le tableau Flandres, sa derniĂšre toile consacrĂ©e Ă  la grande guerre. Roland DorgelĂšs, Les Croix de bois, 1919DorgelĂšs s’inspire de sa propre expĂ©rience de la guerre mais il publie son roman sous un pseudonyme. À travers une succession de tableaux sans vĂ©ritables liens entre eux, il dĂ©peint le quotidien des soldats, au front comme Ă  l’arriĂšre. Le titre fait rĂ©fĂ©rence aux croix de bois plantĂ©es le long des chemins pour les soldats morts au front. Si le roman manque le Goncourt de peu l’annĂ©e de sa publication 1919, il obtient nĂ©anmoins le prix Femina et rencontre un succĂšs considĂ©rable. Maurice Genevoix, Ceux de 14, 1949 rĂ©cits de guerre publiĂ©s de 1916 Ă  1921 rĂ©unisLe lieutenant Maurice Genevoix a 24 ans quand il est mobilisĂ© pour partir au front. Au long de cinq livres rĂ©unis dans le recueil Ceux de 14, il raconte les huit mois qu’il a passĂ©s au front, Ă  Verdun notamment face Ă  l’horreur des conditions de vie dans les combats – boue, froid et mort –, le lecteur assiste Ă  l’amenuisement de l’enthousiasme patriotique du soldat et Ă  la montĂ©e du dĂ©couragement. BlessĂ© en 1915, Maurice Genevoix sera rĂ©formĂ©. Ernst JĂŒnger, Orages d’aciers, 1920L’auteur a rĂ©digĂ© ce rĂ©cit autobiographique Ă  partir de ses carnets de guerre et de photographies. Il y raconte son quotidien de soldat pendant quatre ans dans un rĂ©cit lucide et parfois Ă©trangement dĂ©tachĂ© des horreurs de la guerre. JĂŒnger aura du mal Ă  publier ce premier roman dans une sociĂ©tĂ© d’aprĂšs-guerre lassĂ©e de ce genre de rĂ©cit, trĂšs rĂ©pandu pendant la pĂ©riode du conflit. Joseph Kessel, L’Équipage, 1923Brancardier durant quelques mois en 1914, Joseph Kessel rejoint l’aviation Ă  la fin de l’annĂ©e 1916. Il s’inspire de cette expĂ©rience pour rĂ©diger ce rĂ©cit qui raconte les aventures d’Herbillon, un jeune homme qui quitte sa famille et celle qu’il aime pour s’engager dans l’aviation. Kessel offre dans ce rĂ©cit une vision assez idĂ©alisĂ©e de la guerre, qui n’apparaĂźt qu’en arriĂšre-plan, mettant surtout en avant le courage et la fraternitĂ© des hommes face Ă  la mort. Ernest Hemingway, L’Adieu aux armes, 1929D’inspiration autobiographique, ce roman est Ă©crit Ă  la premiĂšre personne. L’histoire se dĂ©roule en Italie pendant la Grande Guerre. Elle raconte l’histoire d’amour tragique entre Frederic Henry, un ambulancier amĂ©ricain engagĂ© dans la Croix-Rouge italienne comme le fut Hemingway, et Catherine Barkley, une infirmiĂšre anglaise. Erich Maria Remarque, À l’ouest rien de nouveau, 1929Erich Maria Remarque s’inspire de son expĂ©rience personnelle de la guerre pour Ă©crire ce roman pacifiste qui connut un succĂšs mondial. Le hĂ©ros, Paul BĂ€umer, est un jeune soldat allemand de 19 ans. InfluencĂ© par la propagande patriotique, il s’engage volontairement et dĂ©couvre sur le front ouest l’horreur de la guerre. Ce roman, considĂ©rĂ© comme relevant de l’ art dĂ©gĂ©nĂ©rĂ© » par les nazis, subira les autodafĂ©s allemands en 1933. Robert Musil, L’Homme sans qualitĂ©s, 1930-1932Robert Musil participe Ă  la PremiĂšre Guerre mondiale, notamment sur le front italien. DĂ©mobilisĂ© en 1916 pour une neurasthĂ©nie dĂ©pressive, il fait la connaissance de Franz Kafka lors d’un sĂ©jour dans un hĂŽpital de Prague. Il finit ensuite la guerre dans le service de presse de l’armĂ©e. C’est Ă  partir de notes prises entre 1915 et 1917 dans des carnets qu’il Ă©crit le roman L’Homme sans qualitĂ©s, considĂ©rĂ© comme son chef-d’Ɠuvre par la critique. Louis-Ferdinand CĂ©line, Voyage au bout de la nuit, 1932Ce rĂ©cit Ă  la premiĂšre personne, largement inspirĂ© de la vie de l’auteur, est menĂ© par Ferdinand Bardamu. Dans les premiers chapitres, le personnage raconte l’enfer de la PremiĂšre Guerre mondiale et la violence absurde des tranchĂ©es. Ce premier roman de CĂ©line manque de deux voix le prix Goncourt mais obtient le prix Renaudot. Il est remarquable pour son style caractĂ©risĂ© par l’utilisation de points de suspension, d’onomatopĂ©es, de langage oral » et argotique. L’auteur, blessĂ© Ă  la guerre et traumatisĂ© par cette expĂ©rience, dĂ©nonce toute forme d’hĂ©roĂŻsme pour lui, la seule option raisonnable face Ă  la folie guerriĂšre est la lĂąchetĂ©. Roger Vercel, Capitaine Conan, 1934Dans ce roman partiellement autobiographique, Roger Vercel s’inspire de sa participation Ă  la Grande Guerre, notamment sur le front d’Orient au cours de l’annĂ©e qui suit l’Armistice. En 1918, les hommes du Capitaine Conan ne sont pas dĂ©mobilisĂ©s ils sont envoyĂ©s en mission de soutien en Roumanie. Mais ces soldats, qui sont plongĂ©s dans l’inaction, ont du mal Ă  respecter les lois de la vie civile. Norbert, narrateur et ami de Conan, est chargĂ© d’enquĂȘter sur des mĂ©faits de ce type en vue de traduire les soldats incriminĂ©s devant le conseil de guerre. Mais Conan est accusĂ© de meurtre Norbert abandonne son nouveau poste en refusant d’accuser son camarade. Le roman a reçu le prix Goncourt. Jean Giono, Recherche de la puretĂ© », 1939Ce texte autobiographique est publiĂ© en prĂ©face des Carnets Moleskine de Lucien Jacques Gallimard, 1939. Il s’agit d’un pamphlet qui tĂ©moigne des positions pacifistes de Giono dans les annĂ©es 1930. L’auteur, qui a Ă©tĂ© traumatisĂ© par son expĂ©rience de la PremiĂšre Guerre mondiale, est condamnĂ© Ă  deux mois de prison pour appel Ă  la dĂ©sertion. Ce texte a Ă©tĂ© rééditĂ© en 2013 dans le recueil Écrits pacifistes. D’autres textes de Giono dĂ©noncent l’horreur de la guerre, tel le roman Le Grand Troupeau, publiĂ© en 1931, ou Refus d’obĂ©issance » 1934, un texte que l’on retrouve aussi dans le recueil Écrits pacifistes. Blaise Cendrars, La Main coupĂ©e, 1946En aoĂ»t 1914, le poĂšte Blaise Cendrars s’engage comme volontaire dans l’armĂ©e française. Il combat sur le front de la Somme puis participe Ă  la grande offensive de Champagne. GriĂšvement blessĂ© lors d’un assaut le 28 septembre 1915, il est amputĂ© de son bras droit
 d’écrivain. Dans La Main coupĂ©e, Cendrars raconte l’annĂ©e qu’il a passĂ©e au front en condamnant les idĂ©ologies qui ont dĂ©chaĂźnĂ© et exploitĂ© la violence. On retrouve aussi le rĂ©cit de son amputation dans la nouvelle autobiographique J’ai saignĂ©, Ă©crite en 1938 Paris, Hatier, coll. Classiques et Cie. CollĂšge », 2012. En 1919, Cendrars assistera aussi le rĂ©alisateur Abel Gance lors du tournage du film pacifiste J’ de lettresJean-Pierre GuĂ©no, Paroles de poilus. Lettres et carnets du front, 1914-1918, 1993 Ils avaient dix-sept ou vingt-cinq ans. Se prĂ©nommaient Gaston, Louis, RenĂ©. Ils Ă©taient palefreniers, boulangers, colporteurs, bourgeois ou ouvriers. Ils devinrent soudainement artilleurs, fantassins, brancardiers
 Voyageurs sans bagage, ils durent quitter leurs femmes et leurs enfants et revĂȘtir l’uniforme mal coupĂ©, chausser les godillots cloutĂ©s
 Sur huit millions de mobilisĂ©s entre 1914 et 1918, plus de deux millions de jeunes hommes ne revirent jamais le clocher de leur village natal. Plus de quatre millions subirent de graves blessures
 Huit mille personnes ont rĂ©pondu Ă  l’appel de Radio France visant Ă  collecter les lettres, jusqu’ici Ă©parpillĂ©es, de ces Poilus. Cet ouvrage en prĂ©sente une centaine. »PoĂ©sieJohn McCrae, In Flanders Fields », mai 1915On reconnaĂźt le coquelicot comme le symbole du souvenir Ă  la mĂ©moire des soldats du Canada, des pays du Commonwealth britannique et des États-Unis qui sont morts Ă  la guerre. Cette fleur doit son importance au poĂšme "Au champ d’honneur” composĂ© par le major John McCrae nommĂ© plus tard lieutenant-colonel, un chirurgien dans l’artillerie canadienne, au cours de la deuxiĂšme bataille d’Ypres, en Belgique, en mai 1915. Les rĂ©fĂ©rences au coquelicot aux premiĂšre et derniĂšre strophes du poĂšme de la guerre le plus lu et le plus souvent citĂ© ont contribuĂ© Ă  donner Ă  la fleur le statut d’emblĂšme du souvenir et de symbole d’une croissance nouvelle parmi la dĂ©vastation laissĂ©e par la guerre. Au champ d’honneurAu champ d’honneur, les coquelicotsSont parsemĂ©s de lot en lotAuprĂšs des croix ; et dans l’espaceLes alouettes devenues lassesMĂȘlent leurs chants au sifflementDes sommes mortsNous qui songions la veille encor’À nos parents, Ă  nos amis,C’est nous qui reposons iciAu champ d’ vous jeunes dĂ©sabusĂ©sÀ vous de porter l’oriflammeEt de garder au fond de l’ñmeLe goĂ»t de vivre en le dĂ©fi, sinonLes coquelicots se fanerontAu champ d’honneur. Adaptation française du poĂšme In Flanders Fields » de John McCrae par le Major Jean Pariseau Wilfred Owen, Dulce et decorum est », 1917Dans ce poĂšme Ă©crit en octobre 1917 et publiĂ© Ă  titre posthume en 1920, ce jeune Britannique dĂ©nonce l’exaltation guerriĂšre d’un cĂ©lĂšbre vers du poĂšte latin Horace Il est doux et honorable de mourir pour la patrie. » Il meurt Ă  25 ans, le 4 novembre 1918, sept jours avant l’Armistice. Dulce et decorum estPliĂ©s en deux, tels de vieux mendiants sous leur sac,Harpies cagneuses et crachotantes, Ă  coups de juronsNous pataugions dans la gadoue, hors des obsĂ©dants Ă©clairs,Et pesamment clopinions vers notre lointain marche en dormant. Beaucoup ont perdu leurs bottesEt s’en vont, boiteux chaussĂ©s de sang, estropiĂ©s, aveugles ;Ivres de fatigue, sourds mĂȘme aux hululements estompĂ©sDes Cinq-Neuf distancĂ©s qui s’abattent vers l’ gaz ! Le gaz ! Vite, les gars ! EffarĂ©s et Ă  tĂątonsCoiffant juste Ă  temps les casques malaisĂ©s ;Mais quelqu’un hurle encore et trĂ©bucheEt s’effondre, se dĂ©battant, comme enlisĂ© dans le feu ou la chaux
Vaguement, par les vitres embuĂ©es, l’épaisse lumiĂšre verte,Comme sous un ocĂ©an de vert, je le vis se tous mes rĂȘves, sous mes yeux impuissants,Il plonge vers moi, se vide Ă  flots, s’étouffe, il se des rĂȘves suffocants vos pas Ă  vous aussiSuivent le fourgon oĂč nous l’avons jetĂ©,Que votre regard croise ces yeux blancs convulsĂ©s,Cette face qui pend, comme d’un dĂ©mon Ă©cƓurĂ© de pĂ©chĂ© ;Que votre oreille Ă  chaque cahot capte ces gargouillisDe sang jaillissant des poumons rongĂ©s d’écume,Ce cancer obscĂšne, ce rebut d’amertume tel, immonde,L’ulcĂšre Ă  jamais corrompant la langue innocente,Ami, avec ce bel entrain plus ne direzAux enfants brĂ»lant de gloire dĂ©sespĂ©rĂ©e,Ce Mensonge de toujours Dulce et decorum estPro patria de Wilfred Owen, Dulce et dĂ©corum est », 1917, in Et chaque lent crĂ©puscule de Wilfred Owen, traduction de Xavier Hanotte, Bordeaux, Castor Astral, 2012. Guillaume Apollinaire, Calligrammes, PoĂšmes de la paix et de la guerre, 1918 ; PoĂšmes Ă  Lou, 1947En novembre 1914, Apollinaire s’engage volontairement dans l’armĂ©e française. BlessĂ© Ă  la tĂȘte en 1915, il meurt en 1918 de la grippe espagnole aprĂšs avoir publiĂ© ses Calligrammes qu’il dĂ©die Ă  un camarade mort au champ d’honneur en 1917. Parmi ces jeux d’écriture », on peut retenir La colombe poignardĂ©e et le jet d’eau ».En 1914, Apollinaire fait aussi la rencontre de Lou, avec qui il passe une semaine Ă  NĂźmes. Apollinaire lui Ă©crit tous les jours, entre 1914 et 1916, des lettres et des poĂšmes PoĂšmes Ă  Lou qui seront publiĂ©s aprĂšs sa mort, en Apollinaire, La Colombe poignardĂ©e et le jet d’eau, 1918, calligrammeParis, BibliothĂšque LittĂ©raire Jacques GumilĂ«v, L’ouvrier », 1918Homme de lettres et historien russe mariĂ© puis divorcĂ© de la poĂ©tesse Anna Akhmatova, NicolaĂŻ GumilĂ«v est le chef de file de la Guilde des poĂštes. EngagĂ© dans le corps expĂ©ditionnaire russe en France, en 1914, il s’oppose ouvertement au rĂ©gime bolchevique et sera exĂ©cutĂ© en 1921. L’ouvrierIl est devant son fourneau qui un homme vieillissant, regard calme a l’air humbleParce qu’il cligne ses yeux ses camarades sont lui ne dort pas est occupĂ© Ă  fondre la balleQui me sĂ©parera de la a fini ; ses yeux sont peut rentrer. La lune lui, dans le grand lit,L’attend sa femme, somnolente et balle qu’il a coulĂ©e siffleraPar-dessus l’écume de la Divina grise,La balle qu’il a coulĂ©e trouveraMa poitrine qu’elle tomberai, touchĂ© Ă  mort,Je reverrai dĂ©filer mon passĂ©,Mon sang coulera Ă  flotsSur l’herbe sĂšche, poussiĂ©reuse, alors paiera le prixDe ma vie brĂšve et blouse grisĂątre, vieillissant,Un petit homme a fait de NicolaĂŻ GumilĂ«v, L’ouvrier », 1918, in PoĂšmes, traduction de Serge Fauchereau, Neuilly-lĂšs-Dijon, Éditions du Murmure, Giraudoux, La guerre de Troie n’aura pas lieu, 1935L’auteur, qui a Ă©tĂ© blessĂ© durant la PremiĂšre Guerre mondiale, est un ardent pacifiste. Il Ă©crit cette piĂšce Ă  l’aube de la Seconde Guerre mondiale, Ă©tablissant un parallĂšle entre la situation en Europe, oĂč tout le monde voit venir la guerre sans rien faire, et celle de l’AntiquitĂ© face Ă  une guerre de Troie annoncĂ©e par Cassandre que personne ne veut croire. La piĂšce est créée par Louis Jouvet et sa troupe le 22 novembre 1935 au théùtre de l’ contemporainsDepuis une trentaine d’annĂ©es, la littĂ©rature contemporaine s’est emparĂ©e du thĂšme de la PremiĂšre Guerre mondiale, comme pour remplacer les voix des derniers poilus disparus. Le prix Goncourt 2013 attribuĂ© au roman de Pierre LemaĂźtre, Au revoir, lĂ -haut – qui dĂ©bute dans une tranchĂ©e –, tĂ©moigne de cette tendance. Les rĂ©cits Ă  la premiĂšre personne sont privilĂ©giĂ©s mais ces fictions, trĂšs documentĂ©es, donnent la parole Ă  des tĂ©moins que l’on avait moins entendus dans les Ă©crits des Ă©crivains mobilisĂ©s, comme les femmes et les enfants. Roch Carrier, La Guerre, Yes Sir!, 1968Roch Carrier est surtout connu pour son premier roman, La Guerre, Yes Sir!, paru en 1968, qui a Ă©tĂ© traduit en anglais et adaptĂ© au théùtre et au cinĂ©ma. L’histoire, trĂšs allĂ©gorique, prend place autour de la veillĂ©e et de la cĂ©rĂ©monie mortuaires d’un hĂ©ros de guerre. Sise dans le QuĂ©bec profond durant la PremiĂšre Guerre mondiale, elle traite des thĂšmes de la conscription et des relations tendues entre les communautĂ©s francophone et anglophone Ă  cette Ă©poque. Jean Rouaud, Les Champs d’honneur, 1990L’auteur retrace son histoire familiale au travers de courtes biographies. Il Ă©voque notamment la disparition de deux frĂšres de la famille, Émile et Joseph ses grands-oncles, victimes de la Grande Guerre en 1916. Plus que l’horreur des tranchĂ©es, les Champs d’honneur dĂ©peint le vide et la souffrance créés par la Grande Guerre. Ce roman a obtenu le prix Goncourt. Joseph Boyden, Le Chemin des Ăąmes, 2006Ce premier roman de Boyden s’inspire de l’histoire rĂ©elle d’un AmĂ©rindien et rend hommage aux autochtones canadiens engagĂ©s dans la Grande Guerre. Deux Cris, Xavier et Elijah, se sont enrĂŽlĂ©s. Xavier, de retour au pays, voyage durant trois jours en canot pour retourner chez lui. Il revit alors les moments difficiles et traumatisants de son expĂ©rience combattante. SĂ©bastien Japrisot, Un long dimanche de fiançailles, 1991Cinq soldats qui veulent Ă©chapper Ă  l’enfer des tranchĂ©es se mutilent volontairement en espĂ©rant obtenir une permission. Pris sur le fait, ils sont condamnĂ©s Ă  mort pour l’exemple. Mais Mathilde, la petite amie de Manech, l’un d’entre eux, ne veut en aucun cas croire en la mort de son fiancĂ© et enquĂȘte afin de pouvoir le retrouver. Ce roman policier historique a reçu le prix InteralliĂ© et a Ă©tĂ© adaptĂ© au cinĂ©ma par Jean-Pierre Jeunet en 2004. Marc Dugain, La Chambre des officiers, 1998Ce bref roman Ă©voque les gueules cassĂ©es », les soldats dĂ©figurĂ©s durant la PremiĂšre Guerre mondiale comme le jeune lieutenant Adrien qui, entre les mains des chirurgiens et les soins de son infirmiĂšre, commence Ă  s’accepter et amorce son retour Ă  la vie sociale. Le roman est un succĂšs de librairie couronnĂ© par une vingtaine de prix littĂ©raires. Il a Ă©tĂ© adaptĂ© au cinĂ©ma par Marc Dupeyron en 2000. Laurent GaudĂ©, Cris, 2001Pour son premier roman, Laurent GaudĂ© imagine un rĂ©cit polyphonique on dĂ©couvre la guerre, au front et Ă  l’arriĂšre, Ă  travers diffĂ©rentes voix, diffĂ©rents cris ceux de Jules, de Marius, de Boris, de Ripoll, de RĂ©nier, de Barboni ou de M’Bossolo. Chacun agit et rĂ©agit Ă  sa maniĂšre face Ă  l’horreur et Ă  la folie des combats. Alice Ferney, Dans la guerre, 2003L’auteur suit l’itinĂ©raire de Jules, un paysan landais, depuis son ordre de mobilisation en aoĂ»t 1914, jusqu’à l’Armistice. Alice Ferney relate le quotidien des tranchĂ©es et celui des femmes restĂ©es Ă  l’arriĂšre, Ă  la terre, dans l’attente. Claude Michelet, En attendant minuit, 2003L’auteur Ă©voque alternativement deux heures de la vie de deux personnages vivant la guerre Ă  la fin de l’annĂ©e 1916 Jean, qui attend la relĂšve dans sa tranchĂ©e, et sa femme Marthe, qui se retrouve seule avec son angoisse dans sa ferme de Brive. BĂ©nĂ©dicte des Mazery, La Vie tranchĂ©e, 2008Louis Saint-Gervais, un soldat rĂ©formĂ© pour blessure, est affectĂ© au service du contrĂŽle postal le jeune homme doit censurer les lettres de ses camarades du front. Dans son roman, l’auteur cite des lettres de poilus authentiques. L’ouvrage existe dans une Ă©dition simplifiĂ©e notes, questionnaires et dossier d'accompagnement par Isabelle de Lisle, Paris, Hachette Éducation, coll. Classiques Hachette. BibliocollĂšge », n° 75, 2009. Pierre LemaĂźtre, Au revoir lĂ -haut, 2013Le rĂ©cit dĂ©bute dans l’enfer des tranchĂ©es. Deux rescapĂ©s – l’un traumatisĂ©, l’autre dĂ©figurĂ© – tentent de poursuivre leur vie aprĂšs la fin de la guerre. Ils dĂ©cident de prendre leur revanche en rĂ©alisant une escroquerie aux monuments aux morts aussi spectaculaire qu’amorale. Ce roman a reçu le prix de jeunesseDepuis une dizaine d’annĂ©es, de nombreux titres de littĂ©rature jeunesse, notamment des romans historiques, sont consacrĂ©s Ă  la PremiĂšre Guerre mondiale, permettant une nouvelle approche pĂ©dagogique de cette pĂ©riode historique. Michael Morpurgo, Cheval de guerre, 1982Le rĂ©cit est menĂ© par Joey, un jeune cheval de ferme qui, aprĂšs avoir Ă©tĂ© vendu Ă  des soldats britanniques, devient un cheval de guerre il combat au front, dĂ©place les canons, tire les brancards pour ramener les blessĂ©s. Un jour, il est capturĂ© par les Allemands. Ce rĂ©cit a Ă©tĂ© adaptĂ© au cinĂ©ma par Steven Spielberg en 2012. Paule du Bouchet, Le Journal d’AdĂšle, 1995AdĂšle, une jeune paysanne de Bourgogne, a bientĂŽt 14 ans. Elle commence son journal intime en juillet 1914 et le tiendra durant les quatre annĂ©es de guerre. Elle y raconte le dĂ©part de ses frĂšres, puis de son pĂšre, la solitude des femmes et des enfants face aux travaux des champs, la mort des proches, sa correspondance avec Lucien dont elle est la marraine de guerre. Catherine Cuenca, La Marraine de guerre, 2001Étienne est mobilisĂ© depuis deux ans. Son unique rĂ©confort lui vient de sa correspondance avec Marie-Pierre, sa marraine de guerre. Seuls ses lettres et ses colis lui permettent de supporter la peur de la mort et l’horreur des tranchĂ©es. Au cours d’une permission, il dĂ©cide de rencontrer enfin celle qu’il ne connaĂźt qu’à travers son Ă©criture. Yves Pinguilly, Verdun 1916, Un tirailleur en enfer, 2003En 1915, Tierno, un jeune GuinĂ©en, rejoint Dakar afin de poursuivre ses Ă©tudes. Mais lĂ -bas, il est embarquĂ© de force sur un navire, avec d’autres Africains, Ă  destination de la France. AprĂšs un entraĂźnement, il devient tirailleur sĂ©nĂ©galais » et part se battre Ă  Verdun. Michael Morpurgo, Soldat Peaceful, 2004Dans la nuit du 24 au 25 juin 1916, Thomas Peaceful, trĂšs jeune soldat de l’armĂ©e britannique, ne veut surtout pas s’endormir, il veut se souvenir
 Le roman retrace son enfance dans la campagne anglaise du dĂ©but du XXe siĂšcle, jusqu’à son engagement dans l’armĂ©e britannique et son parcours en ce dĂ©but de la guerre de 1914. Un roman qui dĂ©nonce et rend hommage aux nombreux soldats qui furent injustement fusillĂ©s pour dĂ©sertion ou lĂąchetĂ© – dont certains seulement parce qu’ils s’étaient endormis Ă  leur poste. Sophie Humann, InfirmiĂšre pendant la PremiĂšre Guerre mondiale, Journal de GeneviĂšve Darfeuil, Houlgate-Paris, 1914-1918, Alors que le conflit s’éternise et que, sur le front, les hommes tombent les uns aprĂšs les autres, GeneviĂšve et sa mĂšre intĂšgrent plusieurs associations d’aide aux soldats. Le jour de ses 16 ans, GeneviĂšve commence Ă  travailler Ă  l’hĂŽpital d’Houlgate oĂč elle trouve sa vocation infirmiĂšre. HervĂ© Giraud, Le Jour oĂč l’on a retrouvĂ© le soldat Botillon, 2013Deux Ă©poques nous sont racontĂ©es en alternance la guerre de 14-18, Ă  laquelle participe le soldat Botillon, et le dĂ©but du XXIe siĂšcle, avec le rĂ©cit d’une fĂȘte de famille Ă  l’occasion des 100 ans d’une arriĂšre-grand-mĂšre qui n’est autre que la fille du soldat Botillon, et qui n’a jamais connu son pĂšre disparu lors des combats. Paul Dowswell, 11 Novembre, 2014Au matin du 11 novembre 1918, sur le front ouest, le soldat Will Franklin s’apprĂȘte Ă  partir en mission, Ă  la recherche de soldats allemands cachĂ©s au cƓur d’une forĂȘt. Le jeune homme, terrifiĂ© par la nouvelle Ă©preuve qu’il doit affronter, ignore, comme ses camarades, que d’ici quelques heures la guerre sera finie. Bandes dessinĂ©esÀ l’exception de Benjamin Rabier, il faut attendre la fin du XXe siĂšcle pour que la bande dessinĂ©e, alors en pleine expansion, s’empare du thĂšme de la PremiĂšre Guerre mondiale. InspirĂ© par l’histoire de son grand-pĂšre, Jacques Tardi s’est tout particuliĂšrement intĂ©ressĂ© Ă  cette pĂ©riode historique et lui a consacrĂ© plusieurs albums. Benjamin Rabier, Flambeau, Chien de guerre, 1916En 1916, le cĂ©lĂšbre illustrateur Benjamin Rabier imagine le personnage de Flambeau, chien de ferme devenu chien de guerre, dans un album illustrĂ© trĂšs proche de l’univers de la bande dessinĂ©e. Vilain et mal-aimĂ©, Flambeau part Ă  la guerre en amateur » et triomphe toujours de l’ennemi. Une Ɠuvre patriotique qui donne un aperçu de ce que pouvait ĂȘtre la propagande destinĂ©e aux enfants. Jacques Tardi, C’était la guerre des tranchĂ©es, 1993 Jacques Tardi, Jean-Pierre Verney, Putain de guerre, 2008 Kris, MaĂ«l, Notre mĂšre la guerre, 4 tomes, 2009-2014Affiches de propagandeLes affiches de propagande sont incontournables, dans toute l’Europe et aux États-Unis, pour exalter l’élan patriotique elles incitent Ă  s’engager et surtout, Ă  participer financiĂšrement Ă  l’effort de guerre en souscrivant aux emprunts d’État. Elles jouent aussi sur les peurs Ă  travers des caricatures effrayantes de l’ennemi, telle cette affiche allemande qui reprĂ©sente un soldat français aux doigts crochus cherchant Ă  s’emparer de l’ dĂ©but du XXe siĂšcle, vers 1905, et dans la continuitĂ© de l’hĂ©ritage impressionniste, les peintres se rĂ©clament de Gauguin, Van Gogh et CĂ©zanne et rompent avec l’ordre Ă©tabli. Ils peignent au mĂ©pris des rĂšgles de l’AcadĂ©mie et transgressent le principe d’imitation du monde visible fauvisme, cubisme, futurisme, abstraction constituent de vĂ©ritables rĂ©volutions picturales qui, face aux innovations, inventions et dĂ©couvertes du dĂ©but du siĂšcle aviation et cinĂ©ma notamment, inventent une nouvelle façon de reprĂ©senter la rĂ©alitĂ© et, plus, donnent Ă  voir d’autres rĂ©alitĂ©s que celles des apparences. Ces rĂ©volutions sont internationales de Paris Ă  Moscou, de Vienne Ă  Berlin, de Bruxelles Ă  Londres, les artistes Ă©changent, correspondent, et glissent peu Ă  peu vers l’abstraction
 La guerre de 14-18 brise l’élan de ce courant crĂ©atif. Ainsi, plusieurs mouvements d’avant-garde apparus avant 1914, comme le cubisme, disparaissent Ă  la fin de la guerre. Braque, qui n’a pas laissĂ© un croquis de la guerre, est blessĂ© en 1915 ; Derain, qui passe les quatre annĂ©es de la guerre dans l’artillerie, remplace Ă  cette occasion la peinture par la photographie. LĂ©ger Ă©chappe de justesse Ă  Verdun. D’anciens cubistes et fauves sont employĂ©s au camouflage. Certains, comme Delaunay et Picabia, quittent la France pour ne pas combattre. En Italie, la mort de Boccioni et de Sant’Elia vide le futurisme de sa substance. Par ailleurs, pour les pays en guerre, il n’est plus question de salons, d’expositions ou de dĂ©bats artistiques. Cependant, pour certains peintres qui sont mobilisĂ©s, la guerre s’impose comme sujet. Comment ont-ils reprĂ©sentĂ© cette guerre d’un genre nouveau, qui ne ressemble en rien aux batailles de jadis ? Les innovations technologiques de cette premiĂšre guerre industrielle, mais aussi l’effacement des hommes devant les machines et les souffrances conduisent les artistes vers de nouveaux modes d’expression. Les artistes des avant-gardes europĂ©ennes, expressionnistes, cubistes, futuristes, rompent avec la peinture acadĂ©mique des batailles, qui utilise l’allĂ©gorie et le rĂ©alisme. Ils inventent une expression nouvelle qui rend compte de la rĂ©alitĂ© – nouvelle aussi et monstrueuse – Ă  laquelle ils sont confrontĂ©s. Fernand LĂ©ger, qui reprĂ©sentera en 1917 les soldats en hommes-robots, totalement dĂ©shumanisĂ©s, dans son tableau La Partie de cartes, Ă©crit en mai 1915 Ă  un ami C’est tout de mĂȘme une guerre bien curieuse. [
] C’est linĂ©aire et sec comme un problĂšme de gĂ©omĂ©trie. Tant d’obus en tant de temps sur une telle surface, tant d’hommes par mĂštre et Ă  l’heure fixe en ordre. Tout cela se dĂ©clenche mĂ©caniquement. C’est l’abstraction pure, plus pure que la Peinture cubiste "soi-mĂȘme". Je ne te cache pas ma sympathie pour cette maniĂšre-lĂ  [
] » Fernand LĂ©ger, Une correspondance de guerre », Cahiers du musĂ©e national d’Art moderne, Paris, 1990.Fernand LĂ©ger, La Partie de cartes, 1917Huile sur toile H 1,29 m ; L 1,93 m, Otterlo, musĂ©e Britannique Nevinson et le futuriste italien Severini ressentent eux aussi que la guerre moderne doit ĂȘtre peinte de maniĂšre moderne. Il est impossible de reprĂ©senter les explosions des obus, ou le dĂ©chaĂźnement de l’artillerie il ne faut plus imiter, il faut transcrire. Pour exprimer la dĂ©shumanisation et la violence de la guerre, ces peintres vont briser les lignes, dĂ©laisser le dĂ©tail, pour faire Ă©clater les Nevinson, Explosion d’obus Bursting shell, 1915Huile sur toile H 0,76 m ; L 0,56 m, Royaume-Uni, Londres, Tate Severini, The War La Guerre, 1914Huile sur toile, Allemagne, Munich, Pinakothek der Moderne, Sammlung Moderne expressionnistes allemands, pour leur part, vont vers l’expression des angoisses humaines – tel le cri de dĂ©sespoir sidĂ©ral » qui rĂ©sonne dans l’Ɠuvre fameuse d’Edvard Munch, que l’on peut considĂ©rer comme le prĂ©curseur de ce mouvement. La forme expressionniste utilise un trait nerveux et des dĂ©formations qui font jaillir Ă©motions et sentiments. Parmi eux, Otto Dix se distingue particuliĂšrement, qui consacre une grande partie de son Ɠuvre Ă  la reprĂ©sentation de la guerre et aux sĂ©quelles qu’elle laisse dans la sociĂ©tĂ© allemande. La plupart de ses tableaux seront plus tard considĂ©rĂ©s comme de l’art dĂ©gĂ©nĂ©rĂ© » par les Dix, Autoportrait en soldat, 1914Huile sur papier H 68 cm ; L 53,5 cm, Allemagne, Stuttgart, Kunstmuseum Dix, La Guerre triptique, 1929ContreplaquĂ©, huile sur bois panneau central H 2,04 m ; L 2,04 m ; panneau droit et gauche H 2,04 m ; L 1,02 m ; prĂ©delle H 0,60 m ; L 2,04 m, Allemagne, Dresde, Staatliche Kunstsammlungen, GemĂ€ldegalerie Neue il faut noter que la guerre est couverte par des photographes, des peintres et illustrateurs officiels comme François Flameng, dont les nombreux croquis et dessins sont parus dans la revue L’Illustration. Pour exemple, voici d’autres Ɠuvres inspirĂ©es par la Grande Guerre Erich Heckel, Zwei Verwundete, 1915, Xylographie sur papier, Allemagne, Essen, musĂ©e Vallotton, Les BarbelĂ©s, 1916, Galerie Paul-Vallotton, Kokoschka, Isonzo-Front Le Front d’Isonzo, 1916, MusĂ©e Jenisch, Grosz, Explosion, 1917, Museum of Modern Art, New Gromaire, La Guerre, 1925, MusĂ©e d’Art moderne de la Ville de Ottawa, la salle du SĂ©nat contient une sĂ©rie de grandes peintures sur la Grande Guerre, commissionnĂ©es par le Canada mais pour la plupart exĂ©cutĂ©es par des Britanniques. Il est facile d’obtenir une brochure sur le sujet voir Internet. Le MusĂ©e canadien de la guerre possĂšde Ă©galement une imposante collection de peintures rĂ©alisĂ©es par des Canadiens dont le sujet est la Grande Guerre, Ă  la fin du conflit ou tout de suite aprĂšs. Entre 2000 et 2005, une exposition itinĂ©rante de 60 Ɠuvres de cette collection mĂ©connue du musĂ©e a circulĂ© dans le pays, donnant lieu Ă  la brochure Tableaux de guerre, Chefs-d’Ɠuvre du MusĂ©e canadien de la guerre 2001. Enfin, on trouve un excellent article de Laura Brandon sur l’art de guerre et les membres du Groupe des Sept sur le site du MusĂ©e canadien de la guerre. Tous ceux qui sont nommĂ©s ne sont pas allĂ©s outre-mer, mais on les a souvent embauchĂ©s sur la fin de la guerre pour complĂ©ter ce que les Anglais avaient fait jusque-lĂ . La peinture de ceux du Groupe des Sept qui ont participĂ© aux combats ou ont eu l’occasion de voir tout de suite aprĂšs la guerre les dommages qu’elle avait causĂ©s, reste marquĂ©e par cette expĂ©rience. Une peinture de Jackson, un combattant, faite en Europe durant la guerre est Ă  rapprocher d’autres qu’il a plus tard faites au nord de l’ et monumentsLes sculptures et monuments sont essentiellement des objets commĂ©moratifs. Le monument aux morts fut particuliĂšrement important aprĂšs la guerre. On en trouve dans pratiquement tous les villages et villes de Benet, Le Poilu victorieux, 1920, monument aux morts une centaine d’exemplaires en France Walter Allward, Parc mĂ©morial canadien de Vimy, 1935-1936, Nord-Pas de Calais, FranceConstantin Brancusi, La Colonne sans fin, 1937, Targu Jiu, RoumanieParc mĂ©morial canadien de Vimy, Pas-de-Calais, 2013CinĂ©maL’historien du cinĂ©ma Laurent Veray distingue quatre phases dans la reprĂ©sentation de la PremiĂšre Guerre mondiale au cinĂ©ma. Durant le conflit mĂȘme, le cinĂ©ma joue un rĂŽle important. C’est la premiĂšre fois que la guerre est filmĂ©e. Que ce soient des fictions, des documentaires ou les bandes d’actualitĂ©, les films servent la propagande il s’agit souvent de reprĂ©sentations patriotiques qui glorifient l’acte guerrier. Dans cette veine, le film La Bataille de la Somme, qui est rĂ©alisĂ© Ă  la demande du gouvernement britannique, sort en salles Ă  Londres en 1916. Aux États-Unis, Charlie Chaplin rĂ©alise en 1918 le film The Bond, qui exhorte Ă  la souscription aux Liberty Bonds ». AprĂšs la guerre, et surtout dans les annĂ©es 1930, le cinĂ©ma reprĂ©sente la guerre dans une volontĂ© pacifique, voire pacifiste. Puis la Seconde Guerre mondiale Ă©clipsera la Grande Guerre pendant un temps, mais celle-ci fera un retour au cinĂ©ma dans les annĂ©es 1960-1970, dans une vision plus transgressive et plus antimilitariste encore dans le contexte de la dĂ©colonisation, la guerre de 14-18 permet de dĂ©noncer d’autres conflits. Enfin, dans les annĂ©es 1990, avec le retour de la guerre en Europe et Ă  Sarajevo, la PremiĂšre Guerre mondiale est largement reprise et reprĂ©sentĂ©e, comme le point de dĂ©part de l’histoire europĂ©enne. Malins, McDowell, La Bataille de la Somme The Battle of the Somme, 1916Ce film britannique rĂ©alisĂ© par Geoffrey H. Malins et John B. MacDowell en 1916, dĂšs le dĂ©but de la bataille de la Somme 1er juillet 1916, est considĂ©rĂ© comme le premier long mĂ©trage documentaire sur la guerre. Il sort Ă  Londres quelques semaines aprĂšs cette date. Il montre les soldats en action, en mĂ©langeant des Ă©vĂ©nements rĂ©els et des actions reconstituĂ©es. L’objectif initial du film Ă©tait de servir Ă  remonter le moral de l’arriĂšre afin de stimuler la mobilisation mais les images, qui laissent apparaĂźtre la violence de la guerre moderne, choquent au contraire. Trente salles projettent le film Ă  Londres ; Ă  l’automne 1916, 20 millions de Britanniques l’ont vu. La Bataille de la Somme compte parmi l’un des films que la censure canadienne accepte, et mĂȘme, elle encourage sa diffusion. Abel Gance, J’accuse, 1919Ce film muet qui reprĂ©sente la mort de masse est l’un des tout premiers longs mĂ©trages pacifistes. Les morts y sont jouĂ©s par des soldats permissionnaires qui retourneront au combat aprĂšs le tournage. Le rĂ©alisateur y fait aussi figurer des gueules cassĂ©es. Abel Gance en rĂ©alisera une seconde version, parlante, en 1937. Le film met en relief deux hommes que tout sĂ©pare issus d’un mĂȘme village. L’un, Jean Diaz, est poĂšte et porte la joie de vivre, l’autre, François Laurin, est une brute qui rend sa femme, Édith, contrainte au mariage par son pĂšre, malheureuse. Jean et Édith tombent amoureux. La guerre Ă©clate. Jean et François apprennent Ă  se connaĂźtre pendant la guerre. Édith est dĂ©portĂ©e en Allemagne comme toutes les femmes de son village. Elle est violĂ©e par des soldats et parvient Ă  s’échapper et rentre chez elle. Mais François meurt Ă  la guerre, quant Ă  Jean, il devient fou, il a des visions macabres qui dĂ©noncent et accusent les horreurs de la guerre et il finit par mourir Ă©galement. » LĂ©on Poirier, Verdun, visions d’Histoire, 1928Sorti Ă  l’occasion de la commĂ©moration des 10 ans de l’Armistice, ce film qui retrace la bataille de Verdun est Ă  mi-chemin entre le documentaire et l’Ɠuvre de fiction. Il est composĂ© de trois actes ou visions » la Force, l’Enfer et le Destin. Lewis Milestone, À l’Ouest rien de nouveau, 1930 d’aprĂšs le roman d’Erich Maria Remarque Raymond Bernard, Les Croix de Bois, 1931 d’aprĂšs le roman de DorgelĂšs. Jean Renoir, La Grande Illusion, 1937 [
] Deux soldats français sont faits prisonniers par le commandant von Rauffenstein, un Allemand raffinĂ© et respectueux. Conduits dans un camp de prisonniers, ils aident leurs compagnons de chambrĂ©e Ă  creuser un tunnel secret. Mais Ă  la veille de leur Ă©vasion, les dĂ©tenus sont transfĂ©rĂ©s. Ils sont finalement emmenĂ©s dans une forteresse de haute sĂ©curitĂ© dirigĂ©e par von Rauffenstein. Celui-ci traite les prisonniers avec courtoisie [
] Mais les officiers français prĂ©parent une nouvelle Ă©vasion. » Stanley Kubrick, Les Sentiers de la gloire, 1957Dans ce film en noir et blanc d’aprĂšs le livre Ă©ponyme de Humphrey Cobb, 1935, Kubrick aborde le rĂŽle qu’ont jouĂ© certains officiers en dĂ©fendant des soldats accusĂ©s d’abandon de poste. En 1916, un gĂ©nĂ©ral veut faire fusiller la totalitĂ© des soldats encore en vie aprĂšs un assaut, les accusant de lui avoir dĂ©sobĂ©i en refusant d’aller au front comme les autres
 Il est tempĂ©rĂ© par le colonel Dax seuls trois soldats dĂ©signĂ©s au hasard seront jugĂ©s et tuĂ©s pour l’exemple »  Cette Ɠuvre fut censurĂ©e en France pendant prĂšs de 20 ans, par peur de porter atteinte Ă  la dignitĂ© de l’armĂ©e française ». Bertrand Tavernier, Capitaine Conan, 1996 d’aprĂšs le roman de R. Vercel François Dupeyron, La Chambre des officiers, 2000 d’aprĂšs le roman de M. Dugain Jean-Pierre Jeunet, Un long dimanche de fiançailles, 2004 d’aprĂšs le roman de S. Japrisot Christian Carion, Joyeux NoĂ«l, 2005Ce film Ă©voque la trĂȘve de NoĂ«l de 1914 durant laquelle les camps ennemis ont fraternisĂ©, au grand dam de l’état-major. Paul Gross, La Bataille de Passchendaele, 2007 Se dĂ©roulant durant la PremiĂšre Guerre mondiale, La Bataille de Passchendaele raconte l’histoire du sergent Michael Dunne [
], un soldat qui est brutalement blessĂ© en France et qui retourne Ă  Calgary Ă©motionnellement et physiquement Ă©prouvĂ©. Lors de son sĂ©jour Ă  l’hĂŽpital militaire de Calgary, il rencontre Sarah [
], une infirmiĂšre mystĂ©rieuse et attirante avec qui il dĂ©veloppe une passion amoureuse. Lorsque le jeune frĂšre asthmatique de Sarah, Davis [
], s’enrĂŽle pour combattre en Europe, Michael se sent contraint de retourner Ă  la guerre pour le protĂ©ger. Michael et David, comme de milliers d’autres Canadiens, vont participer Ă  la troisiĂšme bataille contre d’impossibles forces, qu’on appelle communĂ©ment ?Passchendaele”. C’est une histoire de passion, de courage et de dĂ©vouement, qui montre l’hĂ©roĂŻsme de tous ceux qui ont combattu Ă  la guerre, et de ceux qui les ont appuyĂ©s. »Musique et chansonsComme les autres artistes, les musiciens et compositeurs français s’engagent dans la guerre. Arnold Schonberg, le pĂšre du dodĂ©caphonisme, et Claude Debussy s’engagent par patriotisme, chacun dans un camp opposĂ©. Le compositeur Maurice Ravel, qui rĂȘve de participer Ă  la guerre, sera cependant rĂ©formĂ© Ă  cause de sa trop petite taille. Certains musiciens compositeurs joueront Ă  proximitĂ© des lignes pour soutenir le courage des soldats quatuor du gĂ©nĂ©ral Mangin. La chanson a Ă©galement jouĂ© un grand rĂŽle dans les tranchĂ©es patriotique, grivoise ou contestataire, elle permettait aux soldats de se donner du courage. Enfin, l’arrivĂ©e des soldats afro-amĂ©ricains sur le continent europĂ©en va contribuer Ă  la diffusion d’une nouvelle musique le jazz. Tout au long du XXe siĂšcle, la Grande Guerre continuera Ă  inspirer de grands noms de la chanson française. Claude Debussy, Les soirs illuminĂ©s par l’ardeur du charbon », 1917En fĂ©vrier 1917, Debussy compose cette courte piĂšce, aux accents de dĂ©sespoir et d’abandon, dont le titre est un vers de Charles Baudelaire. Gustav Holst, Les planĂštes, Mars, celui qui annonce la guerre, composĂ©e en 1914, créée en 1918ƒuvre symphonique dans laquelle les rythmes martelĂ©s et les dissonances exaltent l’élan et le courage des combattants. Cette marche guerriĂšre puissante et chaotique, parfois utilisĂ©e au cinĂ©ma, a influencĂ© les compositeurs de musiques de films notamment John Williams musique de Star Wars. Maurice Ravel, Concerto pour la main gauche, 1929-1931Ce concerto pour piano et orchestre en un seul mouvement a Ă©tĂ© composĂ© entre 1929 et 1931 et créé Ă  Vienne le 5 janvier 1932 par le pianiste autrichien Paul Wittgenstein, qui avait perdu son bras doit sur le front russe. Cette Ɠuvre, destinĂ©e Ă  n’ĂȘtre jouĂ©e que de la main gauche, nĂ©cessite une incroyable virtuositĂ©. La Chanson de Craonne, 1915Cette chanson contestataire fut censurĂ©e par le commandement militaire pour ses paroles subversives et antimilitaristes. Jacques Brel, La Colombe, 1959Cette chanson n’évoque pas la guerre de 14-18 en particulier, mais la guerre en gĂ©nĂ©ral. C’est une chanson pacifiste Ă©crite dans le contexte de la guerre d’AlgĂ©rie. Barbara, Le Verger en Lorraine, 1962 paroles de J. Poissonnier Maxime le Forestier, Les Lettres, 1975Cette chanson, Ă©crite Ă  partir de lettres retrouvĂ©es dans un grenier, Ă©voque la correspondance entre un mari mobilisĂ© et sa femme. Michel Sardou, Verdun, 1979 Notes bibliographie - sitographieBrandon Laura, L’art de guerre canadien » sur le site du MusĂ©e canadien de la Françoise, Dagen Philippe dir., Histoire de l’art. Époque contemporaine. XIXe-XXe siĂšcles, Flammarion, 1998 derniĂšre Ă©d. 2003.Milkovitch-Rioux Catherine , L’influence de la Grande Guerre sur la littĂ©rature française contemporaine », in Robert Gagnon, Yves Gingras, Actes du colloque Le Canada et la France dans la Grande Guerre », Ă  paraĂźtre en Sophie, ReprĂ©sentations de la Grande Guerre le regard des peintres contemporain et quel usage a Ă©tĂ© fait de leurs rĂ©alisations ? », sur le site de l’exposition La guerre 14-18 de la BibliothĂšque nationale de France. 1914-1918. La Grande Guerre Ă  travers les arts », un documentaire interactif de Adrien Minard, Pierre-Henri Gibert, Cellules. Chefs-d’Ɠuvre d’art militaire prĂ©sentĂ©s au musĂ©e McCord », sur le site du musĂ©e McCord. Inventaire national des monuments commĂ©moratifs militaires canadiens », sur le site de la Direction Histoire et patrimoine de la DĂ©fense nationale du Canada. La couleur des larmes. Les peintres devant la PremiĂšre Guerre mondiale », sur le site du MĂ©morial de Caen. La propagande de guerre au Canada », sur le site du MusĂ©e canadien de la guerre. Le coquelicot du jour du Souvenir et le poĂšme "Au champ d’honneur” », sur le site du MusĂ©e canadien de la guerre. Le spectacle "La Grande Guerre des Musiciens” », sur le site 14-18 Mission Centenaire. Les affiches », sur le site Les monuments aux morts, des Ɠuvres d’art au service du souvenir », sur le site Chemins de MĂ©moire. Petite bibliothĂšque du Centenaire. RĂ©cits de guerre », sur le site 14-18 Mission centenaire. Tableaux de guerre. Chefs-d’Ɠuvre du MusĂ©e canadien de la guerre. 1914-1918. 1939-1945 », exposition en ligne sur le site du MusĂ©e canadien de la de l’Association Wilfred Owen France. © RĂ©seau CanopĂ©, 2015 Pascal Bauchard, professeur retraitĂ© mais intervenant encore dans des cours de cinĂ©ma aux lycĂ©es des Pontonniers et Fustel de Coulanges, propose propose un Ă©tat des lieux sur la Grande guerre et sa vision au cinĂ©ma. Il y adjoint une filmographie sur "La PremiĂšre guerre mondiale au cinĂ©ma", accompagnĂ©e de quelques rĂ©fĂ©rences bibliographiques actualisĂ©es. Par une lecture chronologique, il nous montre les interrelations entre les productions cinĂ©matographiques sur la guerre et leur contexte de rĂ©alisation. Ainsi il s’intĂ©resse notamment aux actualitĂ©s cinĂ©matographiques pendant le conflit, au cinĂ©ma de fiction entre rĂ©alisme et pacifisme dans l’entre-deux-guerres, Ă  la remise en cause radicale de la vision mythifiĂ©e de la Grande guerre dans les annĂ©es 1970 et aux multiples visions de cette guerre depuis les annĂ©es 1980, en lien avec de profonds renouvellements historiographiques brutalisation, expĂ©rience combattante, violences de masse 
. Il s’inspire en partie d’un article de Dominique Chansel avec son accord pour le numĂ©ro des Rencontres CinĂ©matographiques d'Alsace consacrĂ© au film de Bertrand Tavernier, La vie et rien d'autre. RetourHautMise Ă  jour 15 fĂ©vrier 2022

film sur la premiĂšre guerre mondiale